Après avoir passé 5 semaines back home à Montréal (ou Moureal pour les intimes) avec les enfants, il était temps de rentrer à Beyrouth (et toutes ses réalités, mais ça… on en reparlera!). 

Première tranche de vol: Montréal-Paris, à bord d’un appareil Air France.  Je me pointe avec mes 3 enfants (4 ans, 2 ans 1/2 et 7 mois) mes valises (5 !!!!), mon sac à dos contenant papiers importants, bijoux, appareils (photo, vidéo et tutti quanti), ma méga-saccoche (qui à la base est un énorme sac de plage) remplie de biberons, boîte de lait, couches, lingettes, doudous, jouets à mâchouiller, habits de rechanges pour toute la troupe… et j’en passe!  Sans oublier LA POUSSETTE!

Premier contact avec le personnel d’Air France: “Bonjour Madame!  Oh la jolie petite fille!  Oh le petit bébé!”  Je suis directement prise en charge par les hôtesses de l’air, les stewarts et tous les employés de l’avion.  On porte ma saccoche, on me promet de garder la poussette en cabine et de ne pas l’envoyer en soute, on m’accompagne à nos sièges, on s’occupe d’occuper les enfants, on range mes sacs… Toutes mes angoisses quant au voyage s’envolent en 30 secondes.  Je me sens bien et rassurée.  Le voyage va bien se passer!

Durant tout le vol, on ne cesse de passer à nos sièges et de s’assurer que les enfants vont bien, qu’on ne manque de rien.  Les repas des enfants sont impeccables et (vachement) bon, on leur offre des jeux, des doudous… Tout se passe bien.  Aterrissage à Paris, je suis aidée à nouveau par le staff  d’Air France et M. (petite chanceuse) se fait même porter par le très jeune (et beau) co-pilote jusqu’à l’aérogare.

Deuxième tranche du voyage: Paris-Beyrouth.  Et on tombe de haut!!!  Porte d’embarquement avec tout son foutoir et son manque d’organisation propre aux compagnies Libanaises, dont la très honorable (ahemmm) Middle East Airlines.  On appelle tous les passagers à embarquer en même temps.  La priorité aux familles avec enfants en bas-âge?  Connait pas!  La priorité aux personnes âgées ou en fauteuil roulant?  Connait pas!  Après avoir fait du coude (et des coups de pieds) à tout ce qui bouge autour de moi et qui veut me dépasser à moi, mes enfants et mon sac à dos, ma poussette, ma saccoche… J’arrive au guichet d’embarquement!!!  Rapide coup d’oeil par la fenêtre et je vois qu’on doit prendre un bus pour se rendre à l’avion. Bon!  Pas de panique… Second rapide coup d’oeil, et là je sens que mes nerfs vont me lâcher!  Mon regard suit le très haut et très étroit escalier en colimasson qui mène au bus.  “Excusez-moi, pour arriver au bus il faut emprunter cet escalier?” “Hmm?  Oui” Non, j’y crois pas, je rêve, c’est pas possible, il doit y avoir un autre moyen.  “Y’a pas de navette, d’ascenceur, de tapis roulant?” “Non madame”  Et là j’explose: “Et je fais comment moi??? Je dois tenir la main de mes filles, je dois porter mon garçon, le sac à dos, la poussette et la saccoche!!!!! Comment je fais?” “Ben… je sais pas” et la dame qui te hausse ses éapules.

Après avoir respiré un bon coup par le nez, je reviens à la charge.  J’obtiens finalement un maigre “attendez que tout le monde embarque et je viendrais vous accompagner jusqu’à l’avion”.

Permier contact avec le personnel de la MEA: roulement des yeux et détournement du visage de l’hôtesse qui nous accueille à bord de l’appareil.  Apparament la vue de mes 3 enfants lui a donné le mal de l’air.  On me demande de laisser la poussette là, parce qu’on va l’envoyer dans la soute, et de regagner mon siège.  Et je regagne mon siège avec S. et M. qui marchent d’un pas hésitant devant moi, J. dans le bras gauche, la saccoche sur l’épaule droite et le sac sur le dos… et pas une hôtesse pour me proposer son aide!

On trouve finalement nos sièges (3 rangés à partir du fond, et pas de landau pour J.).  On s’installe, j’attache les filles et j’attends patiemment le passage d’une hôtesse pour lui demander très poliment une ceinture pour mon garçon.  Première demande… “La7za (une minute)” OK… Deuxième demande au bout de 10 minutes “D2i2a bass… ” (une seconde seulement) et la bonne femme qui repare chercher le charriot à journaux et qui se met à les distribuer.  Troisième demande sur un ton très exaspéré ! “Yalla!” et la typesse qui ouvre le compartiment au-dessus de la tête de mon voisin de droite et qui sort la si précieuse ceinture!!!

Ca promet!

Premier changement de couches et me voilà obligée de me rendre au fond de l’appareil.  Et là! Oh criminelle que je suis d’avoir demandé à l’hôtesse de déplacer ses jambes qui bloquaient le passage aux WC !!! La Dame Oiselle était confortablement assise dans son siège et semblait bien embêtée à l’idée de laisser passer quelqu’un au p’tit coin.  Deuxième roulement des yeux!

Deuxième changement de couches, même scénario avec une autre hôtesse.  Décidemment, ces passagers qui veulent passer aux toilettes sont très casse-pieds (c’est presque le cas de le dire!).  Je dois attendre mon tour parce que sur les 4 WC du fond de l’avion, seulement une est équipée de la tablette de change.  Et bien sûr, elle est occupée.  J’ai alors l’occasion de suivre une conversation entre hôtesses, pour le moins intéressante.  Par pudeur, je ne rapporterai pas les très gros mots et âneries qui s’échangeaient à propos d’un collègue en particulier ayant accédé depuis peu au titre de “senior”.  Ou encore tous les défauts de confort liés au nouvel appareil acquis par la MEA il y a moins d’un mois.  Ou encore combien tel passager était lourd et fatigant.

Heure du repas: le plateau de mes filles arrive froid, graisseux et peu ragoûtant.  Il faut attendre 1/2 heure pour un verre de jus de pomme servi avec une tête d’enterrement.  Pas un sourire échangé avec les enfants, pas un gentil mot, pas une attention spéciale… rien!  Mes enfants étaient perçus comme 3 paquets encombrants.

Les 3ème et les 4ème changements de couches ont suivis… avec leurs inévitables roulements d’yeux et les soupirs d’exaspération.

Arrive le moment d’aterrire… S. demande un verre d’eau.  J’arrête une des hôtesse à la face d’enterrement qui passait par là et lui demande très poliment (mon éducation Canadienne oblige) un verre d’eau pour ma fille.  Au bout de 10 minutes arrive le verre en plastique posé brusquement sur la tablette de S. et un petit “Qu’elle le boive vite parce qu’on va commencer a descendre et il peut tomber par terre et tout mouiller”.  Et là, j’ai signé là leur arrêt de mort!  J’ai juré là que PLUS JAMAIS je ne reprendrai un appareil MEA!!!  Et qu’à mon retour, je raconterai mon expérience avec eux à tout le monde, et que j’enverrai une lettre au journal afin qu’il la publie.

  • Raconter mon expérience à tout le monde —— DONE
  • Envoyer ma lettre à L’Orient Le Jour —— A faire

Je suis dégoûtée!

6 Responses to “Mon inoubliable expérience à bord de la MEA”


  1. [...] les histoires de voyage II Wondermum, du blogue Super Mom’s Weblog, nous explique la différence de service entre Air France et Middle East Airlines. Elle raconte en détail son vol Montréal-Beyrouth avec trois jeunes enfants, cinq valises, un sac [...]

  2. Une ex super Mom Says:

    L. Ton histoire commence à faire boule de neige. Bon début.

  3. Frédéric Sfeir Says:

    J’ai vécu la même débauche avec Olympic Airlines.
    Alors que beaucoup de mes amis trouvent le service d’Olympic très courtois, moi je garde une glauque image.
    Mais avec du recul, je constate qu’avec les compagnies aériennes il n’est jamais raisonnable de généraliser, surtout avec une seule mauvaise expérience.
    Le long terme est plus fiable.

  4. wondermum Says:

    Je suis tout a fait d’accord, le long terme est le plus fiable. Cependant, avec la MEA, je n’ai eu que de mauvaises experiences (cela fait 7 ans que je l’emprunte régulièrement) : accueil désagréable, places réservées aux famille avec bébés qui sautent à la dernière minute et reviennent à des gens bien pistonés (on m’a fait le coup 2 fois déjà), staff nullement bilingue (monolingue si ça existe)… Seulement voilà, ils ont le monopole sur certaines destinations.
    Je suis déçue, et peut-être pointilleuse, mais c’est ma formation qui le veut, je n’y peux rien (diplôme en gestion touristique et hotelière)

  5. Pascal Says:

    Je vous trouve vraiment trop critique et que vous etes vraiment aller un peu trop loin !
    Cette compagnie est la meilleure que je connaisse et je ne suis pas le seul a le penser !
    Jai toujours eu un plaisir de voyager avec
    malgre les prix fort entre Paris et Beyrouth !
    Pour vous dire, cela fait 15 ans que je prend cette compagnie et je n’ai eu aucuns problemes !
    Les hotesses sont belles, inteligentes, a votre service ! Je peut vous dire , que avec Cyprus ou autres, ca change vraiment ! Essayer rien que les sieges de Cyprus, leurs ”repas” qui sont juste que des sandwichs ou l’odeur de vomis quand on entre dans leurs appareils … Vous verez bien la difference ! On voit bien que votre description est faite pour choquer mais ce n’est pas la realite ni la generalite des vols ! Quand je vois la difference avec Air France, ces grosses vaches qui font mal leurs boulots, ce que vous me dites sur la MEA me fait rire !

    • wondermum Says:

      Je suis bien contente de vous avoir fait rire avec mon article. Apres tout, a chacun ses criteres pour juger d’une compagnie et d’un service. Le physique des hotesses ne fait pas parti des miens.

      La MEA, ca fait 8 ans que je la prends regulierement, tout comme AF. Sans doutes, les jolies hotesses de la MEA sont-elles plus accueillantes avec un homme qu’avec une jeune maman qui traine ses 3 bambins avec elle…

      Me prenez-vous peut-etre pour une p’tite montagnarde qui n’a jamais pris l’avion de sa vie auparavant… Detrompez-vous ! J’ai vole sur MEA et AF, mais aussi sur Air Canada (regulierement), US Airways, Olympic, Tunis Air, Royal Air Jordanian, Emirates, Air Seychelles… Je n’ai JAMAIS ete aussi mal traite que ce jour-la sur la MEA. La nourriture est sans gout sur Tunis Air, bien sur. Les toilettes puent sur Olympic, certes. Quant aux sandwichs “seulement” sur Cyprus, il est certain qu’ils ne vont pas vous deballer un menu 5 etoiles pour une courte distance… Mais au grand jamais je ne me suis sentie de trop sur un de leurs appareils. Entre des spaghettis sur-cuits et une hotesse qui vous fait sentir que vous l’emmerdez a chaque passage de toilettes, ben ma foi, je me contenterai des spagh surcuits… et les grosses vaches d’AF !

      Je vous souhaite encore beaucoup de vols sur la MEA, on a besoin de touristes au Liban.


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